Curriculum vitae court

1-ETAT CIVIL

YEGNAN -TOURE GNINWOYO ANGELINE

Nom d’auteur : Angeline Yégnan

Courriel : contact@angelineyegnan.org

2-FORMATION UNIVERSITAIRE

2014    Doctorat de l’UFR de musique et musicologie spécialité Ethnomusicologie de l’Université de Paris-Sorbonne 4.

Titre : « Les arcs musicaux d’Afrique dans quelques musées d’Europe : une étude organologique, acoustique, musicologique, muséologique et ethnologique »

Directeur : François Picard. Professeur d’Ethnomusicologie à l’Université Paris 4 Sorbonne.

Soutenance le 10/12/2014. Mention : très honorable.

2005    DEA d’ethnologie et de sociologie comparative. Université de Paris ouest Nanterre la défense. Mention très bien. Titre : La technique et le jeu de l’arc musical; un projet de thèse sur « les relations sociales et les interactions musicales au sein d’un orchestre de trompes traversières en pays tagbana : le Gbofé d’Afounkaha ».

Directeur : Lortat Jacob. Directeur de recherche au CNRS et Professeur émérite d’ethnomusicologie, Université de Paris Ouest Nanterre la défense.

2004    Maitrise d’ethnologie et de sociologie comparative. Université de Paris Ouest Nanterre la défense. Mention très bien.

Titre : Une approche ethnomusicologique du Gbofé d’Afounkaha. Côte d’Ivoire.

Directeur : Hugo Zemp, Directeur de recherche au CNRS et Professeur d’ethnomusicologie à l’Université de Paris Ouest Nanterre la défense.

2002    Maitrise en musique et musicologie à l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan  sous la direction d’Antoine Kakou. Chargé de recherche en sémiologie. Mention très bien.

Titre : le Gbofé d’Afounkaha, musiques de trompes traversières en pays tagbana. Côte d’Ivoire.

1997    CAPES en éducation musicale à l’école normale supérieure (ENS) d’Abidjan. Mention assez bien.

1995    Licence en musique et musicologie à l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan.

1992    Baccalauréat série A3 à l’Institut Nationale des Arts (INA) d’Abidjan.

Autres diplômes

2008    Formation du cycle CTB (coopération technique belge)

Diplômée de la CTB (coopération technique belge) en problématique dans la coopération nord-sud et le développement durable en direction des pays en voie de développement. Session de février 2008 à Bruxelles, Belgique.

1998    Formation en production d’évènements culturels. Ecole du show business, Montréal-Québec. Canada. Session d’Abidjan.

1995    DESA (Diplôme d’Etude Supérieure Artistique), à l’INSAAC (Institut nationale supérieure des arts et de l’action culturelle) ; option piano, chant lyrique, arc musical, ahoco, calebasses ornées de cauris, Word music, musique traditionnelle. Mention bien.

Distinctions honorifiques

09/ 2016 : Lauréate du concours Défi talents organisé par la Société du Grand Paris.

12/ 2014 : Spécialiste et experte des arcs musicaux africains à la suite de mon doctorat sur le sujet.

09/ 2004 : Nommée Experte des musiques de trompes traversières de Côte d’Ivoire.

05/ 2001 : Lauréate du concours Unesco «  proclamation  des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’Humanité »

1997    : Lauréate du concours  « les Espoirs de la musique ivoirienne » organisé par l’une des sections de la délégation permanente de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, le PSIC (projet de soutien aux initiatives culturelles).

1996-1998 :  Lauréate du concours diapason, option chant lyrique en Côte d’Ivoire.

3-MES COMPETENCES

  • Chercheure en ethnomusicologie

Pour elle, la recherche  a commencé à l’Université Félix Houphouët Boigny quand elle commençait en 1999  sa maîtrise en musique et musicologie. Cette maîtrise était la réponse à un défi que lui avait lancé feu le Professeur Georges Niangoranh Bouah.  Au lieu de lui répondre, elle a gardé le silence pour finalement lui donner une belle réponse à travers ces travaux de recherches sur le Gbofé d’Afounkaha en 2000. En 2001 après la proclamation du Gbofé d’Afounkaha par l’Unesco comme chefs-d’œuvre de l’humanité, à la suite de ces travaux de recherches sur ladite forme d’expression, ces travaux ont été appréciés du Professeur Niangoranh Bouah au point qu’il lui a conseillé d’aller poursuivre sa formation en Europe à l’issue de sa soutenance de maîtrise sous sa présidence. A son conseil, s’est joint les recommandations de l’Unesco auprès de l’Etat Ivoirien,  afin qu’Angeline suive une spécialisation en ethnomusicologie. Par une circonstance d’heureux hasard, Angeline qui s’était rendue en France pour participer au festival francophone de limoges avec le groupe musical dans lequel elle chantait et jouait : ARC MUSICAL (Atelier de recherches et  de créations musicales), elle fait la rencontre d’un éminent chercheur : Hugo Zemp grâce son ancien professeur d’arc musical : M. Adepo YAPO.  La rencontre faite, ce grand professeur, à l’époque Expert auprès de l’Unesco lui propose lors d’un dîner officiel, de la prendre sous sa direction en ethnomusicologie à Nanterre Paris 10, si elle veut bien venir en France.  Angeline accepte et Hugo Zemp, Directeur de recherche au CNRS et professeur  d’ethnomusicologie à l’Université de Paris Ouest la défense l’encadre une fois en France grâce à la bourse que lui octroie la présidence de l’Etat ivoirien, honorant ainsi ses engagements vis à vis de l’Unesco. C’est ainsi qu’elle est venue en France, a été encadrée par les meilleurs ethnomusicologues en France : Hugo Zemp, Lortat Jacob, Mickael Houseman à qui ce sont joints Rokus de Groote et Van Der Mer de Hollande.  La boucle fut royalement bouclée par l’éminent professeur en ethnomusicologie, François Picard, à Paris Sorbonne. Une fois la thèse achevée, elle est retournée en Côte d’Ivoire, puis est revenue en France avec son doctorat en musique et musicologie, spécialité ethnomusicologie. Ce diplôme l’a confirmé dans le métier de chercheure en ethnomusicologie en plus des conférences qu’elle a données dans plusieurs pays  d’Europe et d’Amérique.  Par ailleurs, elle a donné des cours d’ethnomusicologie en Europe, notamment en Belgique puis en France. Ces enseignements de l’Ethnomusicologie fait à Bruxelles de 2008 à 2010 où elle fut responsable pédagogique et conférencière à la coopération technique Belge, lui ont inculqué le leader chef. En 2016, elle a été invitée comme professeur d’Ethnomusicologie au CNSMDP (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) les 29/11  et 06/12/16.

 

  • Enseignante en éducation musicale

En 1997, après un CAPES en éducation musicale préparé à l’ENS (Ecole Normale Supérieure) d’Abidjan, elle est allée en stage au lycée Mamie Faitai  Bingerville, lycée d’excellence. A l’issue du stage, en 1998, elle a été retenue dans ce prestigieux lycée où  elle a enseigné jusqu’en 2002, suscitant chez ces élèves l’amour du chant choral, des chants traditionnels ivoiriens et occidentaux, la pratique des instruments ivoiriens, la pratique du solfège et l’apprentissage de l’histoire de la musique occidentale… Elle était très appréciée de ces élèves, de ces collègues, et de ces responsables hiérarchiques. Pendant ces années d’études en France, elle a donné plusieurs conférences et animé des ateliers pédagogiques dans divers pays d’Europe, notamment en France à la cité de la musique de 2003 à 2007, devant un public de tout âge et de toute condition sociale. Elle était très appréciée du public. Pendant ces études qui ce sont soldées par un Doctorat en ethnomusicologie, elle a enseigné dans des collèges rattachés aux académies de Versailles puis celle de Créteil comme professeur  d’éducation musicale de second degré de 2013 à 2015.

  • Ecrivain

Ces qualités d’écrivain ce sont révélées au grand public et aux chercheurs dans son premier ouvrage scientifique sur le Gbofé  d’Afounkaha, intitulé  » Le Gbofé d’Afounkaha, une forme d’expression musicale de Côte d’Ivoire » publié par les Editions l’Harmattan en 2013 à Paris. http://upload.harmattan.fr/dlebookext.asp?jeton=v1M0U1o2t4F8u2a6u3Y8v6D5B1M0j2c6z8e89782336301037.

Ont précédé à cet ouvrage, des articles dont celui sur « la technique de jeu de l’arc musical » publié en 2008 dans les Cahiers de musiques traditionnelles, Vol.21 « performance(s), p 205-223. http://ethnomusicologie.revues.org/1283, avec la collaboration de Laurent Aubert à Genève SUISSE; en 2011 « Une étude ethnomusicologique et acoustique des arcs à résonateur buccal d’Afrique noire » http://openarchive.icomos.org/175/1/78-LQ4w-292.pdf avec la collaboration de M. Charles Besnainou, Michèle Castellengo (première acousticienne de France) et la publication en ligne de cet article par l’Icomos,  et en 2013 un article dans une revue de débat  Compte rendu des journées « oralités et musées » (Trélazé, du 21 au 23 mars 2013), Trad Magazine, N°150 juillet-aout 2013, France.

  • Conceptrice et gestionnaire de projets socio-culturels

Ces compétences en conception, réalisation et gestion de projets socio-culturels ce sont révélées en 2000 – 2001 lorsqu’elle a dû rédiger le projet et le plan décennal de sauvegarde du Gbofé d’Afounkaha qu’elle a ensuite soumis à l’Unesco en guise de candidature ivoirienne au concours « Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » qu’organisait ledit organisme. Son projet et son plan décennal sur le Gbofé a, en 2001, apporté une distinction internationale à la Côte d’Ivoire : celle de voir le Gbofé d’Afounkaha proclamé « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ». Le dossier de candidature comportait un rapport final (rapport scientifique), un film, des extraits audio, un rapport d’activité et un bilan financier. Tous ces documents ont été rédigés et réalisés par elle. Tous ceci a développé en elle des compétences telles que la rédaction d’un document scientifique, la réalisation de films, la gestion d’une équipe, la capacité à faire des enregistrements sur terrain, la comptabilité et la transparence dans le  compte rendu des dépenses effectuées avec les fonds qui lui avaient été remis, la perspicacité, l’endurance, le goût du travail bien fait et bien rendu… Cette compétence de conceptrice, réalisatrice et gestionnaire de projet socio-culturels, s’est affinée à Paris dans son côtoiement avec la section du patrimoine immatériel à l’UNESCO Paris où de 2002 à 2005, où elle a travaillé de façon bénévole à l’évolution du Projet Gbofé. Actuellement (janvier 2017), elle s’attelle à la rédaction du projet sur « le Festival des Gbofé et des musiques de trompes de Côte d’Ivoire dénommé Festi-GBOFE » dans le but de réaliser ce festival cette année si le budget est accordé à l’ASMT-CI (Association pour la Sauvegarde des Musiques de Trompes traversières de Côte d’Ivoire) dont  elle est  la Fondatrice et Présidente. Etant donné que ce projet comporte  plusieurs volets : recensement des musiques de trompes dans le centre nord de la Côte d’Ivoire (dans les régions du Hambol, du Gbèkè et du Béré), stockage et analyse des données, réalisation du festival proprement dit, pose de la première pierre du  futur musée des GBOFE, et post production) elle pourra exercer ces compétences dans le domaine de la recherche puis conforter d’avantage ces compétences en rédaction, réalisation et gestion d’un Festival. Signalons qu’elle a acquis ces aptitudes à rédiger, budgétiser et réaliser un événement lors de sa formation à l’Ecole du Show business avec ses formateurs canadiens en 1998, session d’Abidjan.

 

  • Auteur, compositeur, interprète

Ces qualités d’interprète ont été éprouvées, puis reconnues par les membres du jury international du concours Diapason, (concours de pratiques musicales occidentales) de 1996 à 1998, où elle interprétait des œuvres  classiques dans la catégorie : chant lyrique soprano et mezzo soprano. Quant à ces qualités d’auteur, compositeur, d’interprète, arrangeur(e), elles ont été reconnues par sa participation à plusieurs festivals internationaux, par la SACEM, par le BURIDA, par sa participation à plusieurs émissions radio à RFI en France, puis à Radio Côte d’Ivoire où elle a joué ces compositions musicales à l’arc musical et autres instruments. Ces qualités d’auteur, compositeur, ont été  également reconnues par le Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles (PSIC) financé à l’époque par la représentation de l’UNION EUROPEENNE en Côte d’Ivoire, sous la direction de Madame Gabrielle Von Browoski dans le projet  « Espoir de la musique ivoirienne ».

Sa pratique de l’arc musical lui a été enseignée par les professeurs Zadi Zaourou et Adepo Yapo. Après la soutenance de sa thèse sur le sujet, elle est entrée dans la famille des Maitres de l’arc musical. Quant au Gbofé (entité musicale), elle l’a appris auprès des détenteurs de savoir d’Afounkaha et N’dana : les Yoor fèhèlè  (les danseurs),  les Kièlè (les chanteuses), les gbofé hienlin (les joueurs de trompes traversières gbofé) et les ping hienlin (les joueurs de tambours dans le Gbofé).

  • Technicienne de scène

Le métier de technicienne de scène, elle l’a pratiqué pendant quelques années après sa formation en production d’événements culturels et aux métiers du show business à l’Ecole du Show business (Institut Canadienne) session d’Abidjan dirigé par des formateurs canadiens, en l’occurrence Jacques Tessier, Martin Bundock, Stephane Moise, sous la responsabilité de Tidiane Konaté en 1998. Cette formation fut financée par le Québec à hauteur de 70 %, le Ministère de la Culture et le FDFP (Fonds de Développement et de Formations Professionnelles). Le CCF (centre culturel français) a abrité les cours.  Son premier poste comme technicienne de scène fut la régie plateau au Palais de la Culture de 1999 à 2001. Elle a reçu dans les loges et conduit sur les plateaux des salles du palais de la culture, les artistes Meiway, Aicha Koné, Oumou Sangaré…

4-EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

 

2007 à nos jours         Fondatrice-présidente chargée de projet au sein d’ARC ESPOIR (Association pour la Re-Connaissance, l’Etude et la Sauvegarde du Patrimoine Oral et ImmatéRiel de l’humanité)

2004 à nos jours         Fondatrice-présidente chargée de projet au sein de l’ASMT-CI (Association pour la Sauvegarde des Musiques de Trompes traversières de COTE D’ IVOIRE.

29/11 et 06/12/16       Professeur d’ethnomusicologie au CNSMDP (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) France.

09/2014-01/2015        Enseignante d’éducation musicale au collège sainte jeanne d’arc à Melun. Académie de Créteil France

01/2013-07/2014        Enseignante d’éducation musicale au collège jean moulin à saint Michel sur orge. Académie de Versailles. France

01/2013-07/2013        Educatrice spécialisée auprès des jeunes (12-18 ans) en difficulté du CDEF (Centre départemental enfants et familles) à Villemomble et Montfermeil.

2012                            Réalisatrice d’un second film sur le Gbofé d’Afounkaha intitulé : «  le Gbofé en péril ».

01/2008-04/2010        Responsable pédagogique et conférencière à la coopération technique belge.  Bruxelles-Belgique.

01/2008-05/2008        Assistante administrative du responsable programme jeunesse, Amnesty Belgique Francophone.

2006-2009                  Recherche pour la  thèse : enquêtes de terrain en France, en Autriche, en Belgique, en Espagne, en Hollande, en Suisse. 100 entretiens avec des conservateurs des musées et autres personnels de musées réalisés au cours de ma thèse afin de mettre en perspective la vue des conservateurs comparées à celles des visiteurs et des ethnomusicologues.

01/2006-05/2006        Documentaliste en fonds sonores à la phonothèque du laboratoire d’ethnomusicologie du musée de l’homme (Cnrs /Paris).

2003-2007                  Conférencière et musicienne multi-instrumentiste, domaine Afrique dans les ateliers pédagogiques pour tout public (élèves des lycées et collèges, les enfants, les adultes et les personnes du troisième âge), musicienne multi-instrumentiste (arc musical, ahoco, calebasse à cauris, chant…)

2002-2005                  Consultante bénévole de projets en direction du patrimoine immatériel auprès de l’Unesco – Paris

2002                            Réalisatrice d’un film sur le Gbofé (musique de trompes en Côte d’Ivoire) pour présenter cette forme d’expression musicale au concours « chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’Humanité » lancé par l’Unesco, et dans le cadre de ma maitrise en musique et musicologie en Côte d’Ivoire, puis en ethnologie en France.

01/2000-12/2001        Chef de projet auprès de la commission nationale Unesco. Côte d’Ivoire où j’ai travaillé à la proclamation du Gbofé (musique de trompes traversières en pays tagbana. Côte d’Ivoire) comme chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.

1998  à 2002               Enseignante  d’éducation musicale au Lycée Mamie Faitai de Bingerville. Côte d’Ivoire.