Biographie

I/ Sa naissance, son enfance, son parcours, son titre d’Altesse Royale PRINCESSE ANGELINE

Née à Abidjan Cocody d’une famille chrétienne, le Dr. Angeline Yégnan, est appelée à l’état civil : YEGNAN-TOURE GNINWOYO ANGELINE. Elle est ivoirienne. Son père, Simon-Pierre Yégnan Touré, était banquier fondé de pouvoir de rang A7 à la BiciBNP Parisbas Côte d’ivoire. Sa mère, Yégnan Kinwo Brigitte, était conseiller pédagogique au Ministère de l’Education Nationale de Côte d’Ivoire. Entourée de l’amour de ces frères et sœur ainsi que celui de ses parents, Angeline a grandi dans des cadres spacieux à Abidjan comme à l’intérieur de son pays en raison de la fonction de son père qui leur donnait la possibilité de vivre dans de grandes maisons de fonction. Elle a  aussi baigné très tôt dans un environnement artistique en raison de l’affection qu’avait son père pour la musique classique occidentale, la musique traditionnelle ivoirienne, la musique religieuse et la pratique des musiques religieuses avec ces frères et sœur tous les soirs à table.  De 0 à 15 ans, Angeline a vécu avec ces parents.  A partir de 12 ans elle a fréquenté le prestigieux Collège  Notre Dame du Plateau d’Abidjan, géré par les sœurs de la congrégation notre dame de la paix.

De 16 à 23 ans, Angeline est inscrite à l’INA devenu aujourd’hui INSAAC où elle fait son second cycle de l’enseignement artistique (option musique et musicologie), puis son cycle supérieur à Ecole Nationale de Musique (ENM). Restée à Abidjan où elle fréquentait, elle a appris à vivre comme une grande. Car ses parents avaient été affectés à Daloa où ils exerçaient leurs fonctions respectives. Pour ses besoins mensuels et annuels, ses parents lui envoyaient de l’argent. C’est ainsi qu’elle a appris à gérer une bourse conséquente, une maison, puis une famille quand ces frères, sœur et parents venaient à Abidjan lui rendre visite.

A 24-25 ans, Angeline est professeur certifiée d’éducation, maître en musique et musicologie sous la direction du célèbre enseignant M. Antoine Kakou et la présidence de Feu Niangoranh Bouah. Elle obtient à sa soutenance à l’Université Félix  Houphouët Boigny, la mention très bien. Elle soumet ensuite ses travaux à examen pour représenter son pays natal, la Côte d’Ivoire à un concours international « Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » organisé par l’Unesco, pour la première fois dans le monde, sous l’ancien DG dudit organisme M. Koichiro Maatsura. Contre toute attente, elle devient lauréate dudit concours Unesco, à la suite de ces travaux de recherche sur le Gbofé d’Afounkaha, musique de trompes traversières en pays tagbana. Elle offre ainsi à son pays une distinction nationale et internationale dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la recherche scientifique, en 2001. Son pays est donc honoré car,  pour la première fois de son histoire, il est ainsi distingué au plan international et national par l’UNESCO où avait siégé un jury international présidé par le célèbre l’écrivain espagnol Juan Goytsilo. Cette distinction tridimensionnelle qu’elle apporte à son pays, va lui ouvrir les portes des études à l’étranger : la France.

Mais avant de rejoindre la France, elle fut lauréate du concours diapason option chant lyrique de 1996 à 1998… Elle est aussi auteur, compositeur et interprète reconnue par le Ministère de la culture de Côte d’Ivoire pour avoir représenté son pays à plusieurs festivals et rencontres musicales internationales. Elle fut parallèlement technicienne de scène et travaillait à la régie plateau au palais de la culture de Treichville à Abidjan après avoir reçu une formation dans les métiers du Show business, délivrée par des Canadiens de renommée internationale dont M. Jacques Tessier, Martin Bundock, Stéphane Moise sous la responsabilité de Tidiane Konaté.

Riche de tous ces acquis, en 2002, avec une bourse de recherche doctorale qui lui est accordée par la présidence de la république de Côte d’Ivoire, et plus tard une bourse du Ministère des affaires étrangères français, elle s’envole pour la France, pour une spécialisation en ethnomusicologie. Signalons qu’elle a obtenu la première bourse sur recommandation de l’Unesco auprès de l’Etat ivoirien. Car pour que soit dirigé et appliqué le plan décennal de sauvegarde du Gbofé et des musiques de trompes de Côte d’Ivoire, conçu par  Angeline Yégnan, il était indispensable qu’elle reçoive une formation de qualité sur tous les plans.

Sous la direction d’Hugo Zemp, Directeur de recherche au CNRS et professeur d’ethnomusicologie de renommée internationale, en 2002 Angeline s’inscrit à l’Université Paris Ouest la Défense.  En septembre 2004, elle obtient une maîtrise en ethnologie sociologie comparative sous la direction de ce dernier. Cette maîtrise portant sur une approche ethnomusicologique du Gbofé d’Afounkaha, (forme d’expression musicale auparavant classée au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2001), est sanctionnée par la mention très bien.

En 2005 inscrite en DEA toujours à l’Université Paris Ouest la Défense sous la direction de Bernard Lortat Jacob, Directeur de recherche au CNRS et professeur d’ethnomusicologie de renommée internationale, elle obtient son DEA avec la mention très bien. Les sujets traités sont : un article sur  «  la technique de jeu de l’arc musical » (étude menée sur la base de son expérience personnelle de la pratique de cet instrument), puis un projet de thèse sur « les relations sociales et les interactions musicales au sein d’un orchestre de trompes traversières en pays tagbana : le Gbofé d’Afounkaha ». Mais, elle ne pourra pas réaliser ce projet de thèse sur le Gbofé, en raison de la guerre qui a sévi en Côte d’Ivoire de 2002 à 2012.

Sur le conseil avisé de ces professeurs, pour sa thèse, elle change de sujet d’étude et s’intéresse aux ars musicaux africains, puisqu’elle joue merveilleusement l’un d’entre eux : l’arc à résonateur buccal à corde frappée appelé dodo en pays bété, gbô ou engla en pays tagbana et godye en pays baoulé, en Côte d’Ivoire.

C’est ainsi que de 2006 à 2009, elle entreprend des enquêtes et des recherches dans plusieurs grands musées d’Europe tels que le Tropenmuseum de Hollande, le Musée de Tervuren en Belgique ou Musée Royal de l’Afrique Centrale  (MRAC), le Musée des Instruments de Musique (MIM) en Belgique, le Musée du Quai Branly (MQB) en France, le Musée de la musique de Paris (MP) à la Villette en France, le Musée d’Autriche … Elle consulte les fiches de collection de plusieurs musées : le Musée national du Danemark, le Ringve museum de Norvège, le Musée ethnographique de Genève, le Musée ethnographique de Neuchâtel, les musées du British Museum, du Horniman Museum de Grande Bretagne, les musées de Madrid en Espagne …l’Europe est donc devenu son terrain de recherche en plus de l’Afrique qu’elle a sillonné en allant au Sénégal, au Burkina-Faso, au Ghana sans oublier la Côte d’Ivoire…

Bref, elle a en somme, après quelques pays africains,  parcouru les grandes capitales de l’Europe en quête d’opinions provenant des visiteurs, des conservateurs, puis en quête d’éléments scientifiques fournis par ces devanciers sur les arcs musicaux africains conservés dans plusieurs musées européens.

De 2010 à 2014,  elle boucle son parcours universitaire sous la direction d’un chercheur de renommée internationale François PICARD, Professeur d’ethnomusicologie à Paris 4 Sorbonne. Le titre de sa thèse est : «  Les arcs musicaux d’Afrique dans quelques musées d’Europe : une étude organologique, acoustique, musicologique, muséologique et ethnologique. Le résumé de sa thèse est le suivant.

Si dans son aspect physique l’arc musical est simple, à l’issu de notre étude, nous nous rendons compte qu’il n’est plus indiqué de le qualifier comme tel. Car dans sa forme fondamentale (branche arquée maintenue dans cette position par une lanière), il renferme une complexité qui se dévoile à nous par les liens qui existent entre les différents éléments qui composent l’arc. Sa complexité est également apparente dans la variété des arcs musicaux, dans le jeu propre à chaque arc et dans la divergence des techniques et circonstances de jeu. L’analyse acoustique des sons de cet instrument en révèle d’avantage sa complexité à travers la variété de la nature des sons puis leur fluctuation que nous avons eu le temps de constater. Enfin, dans la signification que les populations donnent à cet instrument, la complexité de l’arc musical se fait plus flagrante car elle laisse se dévoiler un aspect de l’identité sociale des peuples aussi bien ceux qui l’observent dans les musées que ceux chez qui sont collectionnés ces instruments. Car si pour les uns il est instrument de divertissement, pour les autres, il est objet de rituel, instrument parleur et médiateur, objet chargé d’une profonde et riche histoire des peuples d’Afrique. Nous espérons enfin que notre étude permettra une bonne collaboration entre le nord et le sud, pour une connaissance plus juste de l’autre, une connaissance fondée sur des valeurs et non des préjugés.

 

Mots clés : arc musical, Afrique, instrument de musique, musée, organologie, acoustique, ethnomusicologie

 

En 2015-2016, elle rentre en Côte d’Ivoire où, ayant gardé le statut de fonctionnaire grâce au dynamisme de ces responsables hiérarchiques du Ministère de l’Education Nationale et celui de la Fonction Publique, elle désire mettre au service de la Côte d’Ivoire, tout ce qu’elle a appris et découvert à l’étranger.  Elle souhaite surtout, diriger, réaliser ce pour quoi elle a été formée : le plan décennal de sauvegarde du Gbofé et des musiques de trompes traversières de Côte d’Ivoire avec un financement du Gouvernement ivoirien et de l’UNESCO comme le recommandent les textes dudit organisme et l’arrêté interministériel N°91 de septembre 2004 (signé par les ministères de l’éducation nationale et celui de la culture) qui la nomme Experte du Gbofé et des musiques de trompes traversières de Côte d’Ivoire, lui indique ces tâches et les organismes responsables du financement du plan décennal de sauvegarde. Elle souhaite également, à partir de la France, pays qui l’a adopté et avec qui elle entretient une relation fraternelle, participer à partir d’ ARC ESPOIR, à aider les communautés détentrices de savoir-faire à vivre de leur savoir. Pour ce faire, des docteurs comme elle, puis des personnes (jeunes, adultes et séniors) expertes, douées et talentueuses, membre d’ARC ESPOIR, pourront tout en  mettant leurs20 compétences au services des populations,  vivre de leurs compétences par l’intermédiaire des organes les représentants auprès de l’Unesco et autres organes et structures nationales et internationales. Ainsi à travers ARC ESPOIR, elle manifestera sa reconnaissance à tous.

Qui suis je également :

Je suis également : PRINCESSE ANGELINE.

N’dana est  le village de mon père YEGNAN-TOURE SIMON PIERRE et FRONAN, celui de ma MERE : BRIGITTE YEGNAN.

De mon côté paternelle, je suis petite fille de chef de village de l’ancien chef de village de N’dana. De mon côté Maternel, je suis petite fille de l’ancien chef de village d’Afounkaha, village situé dans la commune de Fronan. Donc, en ethnologie, on dira que je suis de lignée de chefferie ce qui correspond à celle des Rois et donc à celle des Nobles dans le monde. Je suis donc PRINCESSE comme on le dit en Occident.

La Noblesse se définissant par  la fortune honnêtement acquise  mais aussi par un comportement, je suis de ceux là. Quand je dis nous, je veux parler de mes frères et sœur, consanguins.

Papa, mon père était Fondé de pouvoir de rang A7 à la BNPPARIS BAS de la Côte d’Ivoire au plateau, au siège de la BNPPARIS BAS à Abidjan. Quant à Maman, sont épouse, légitime devant Dieu et devant les hommes, elle est Conseiller Pédagogique à la Retraite, et à présent veuve. On a toujours habité dans de grandes maisons de fonction quand nous étions enfants et il a lui même construit sa grande maison de Katiola qu’il nous laissé.

Elle est située  dans la commune de Katiola, et sera le bureau régional de l’ASMT-CI.  Le Bureau régional  du Hambol de l’ASMT-CI, puisque l’Etat ivoirien n’a jamais accordé à l’ASMT-CI des locaux pour héberger nos activités. Alors papa et maman, soucieux de nos réussites respectives, ont bien voulu nous louer leurs maisons. Nous louer parce que,  les dédommagements annoncés, ne sont pas encore arrivés en ce qui concerne en tout cas, les biens de mes parents.

Lorsque j’entreprenais mes travaux de recherche sur le Gbofé d’Afounkaha, ces deux populations ont fait UN. Elles étaient unies.

 Pépé OUASSENAN communément appelé le Général Gaston Ouassénan Koné est mon pépé dans ma lignée maternelle.  Quant au Colonel Touré que j’ai rencontré avec beaucoup de joie et de plaisir, vu sa sagesse et sa générosité, il est mon oncle du côté maternel, maternel selon maman. Quant au Colonel Touré Jean Marie, qui travaille à la présidence, il est mon oncle du côté de ma lignée paternelle.

 A cela s’ajoute le fait que mon grand-père maternel  Henri TIECOURA TOURE, ancien combattant, ayant combattu vaillamment pour la France, est non seulement immatriculé en France, et certainement dans l’association des anciens combattants de Côte d’Ivoire. Donc, comme aime dire Tantie Cécile GROTCHO, nous sommes une famille de grands hommes et de grandes  Dames, donc de Nobles, des NOBLES appartenant à celles des NOBLES de l’Humanité.

II / Ces entreprises  et titres professionnels

Fondatrice et Présidente de l’Association pour la Re-Connaissance, l’Etude et la Sauvegarde du Patrimoine  Oral et ImmatéRiel de l’humanité dénommé ARC ESPOIR, en île de France.

Fondatrice et Présidente de l’Association pour la Sauvegarde des Musiques de Trompes traversières de Côte d’Ivoire dénommé ASMT-CI, à Abidjan.

Nommée experte du Gbofé et des musiques de trompes de Côte d’ivoire par le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère de la Culture de Côte d’Ivoire

Angeline Yégnan est aussi reconnue au plan international, comme spécialiste des arcs musicaux africains après sa thèse sur le sujet. Selon ses professeurs, en particulier son jury de soutenance présidé par le Professeur Emérite Nicolas Méeus, Professeur de Musicologie à Paris  4 Sorbonne, elle est la PREMIERE CHERCHEURE EN OCCIDENT à avoir entrepris des recherches de qualité sanctionnées par un doctorat en musique et musicologie, spécialité ethnomusicologie, sur les arcs musicaux en l’occurrence ceux d’Afrique  dans quelques musées d’Europe.

Selon le Ministère de la culture de Côte d’Ivoire, le Dr. Angeline Yégnan  est la PREMIERE FEMME ETHNOMUSICOLOGUE de la sous région (l’Afrique de l’ouest).

Elle a donc une  triple spécialité : la rédaction, l’application et la gestion de projets socio-culturels, les musiques de trompes traversières de Côte d’Ivoire, les arcs musicaux africains auxquelles s’ajoute la pratique de plusieurs instruments  tels que l‘ahoco, la calebasse ornée de cauris… 

III / Les compétences du Dr. Angeline Yégnan

  • Chercheure en ethnomusicologie

Pour elle, la recherche  a commencé à l’Université Félix Houphouët Boigny quand elle commençait en 1999  sa maîtrise en musique et musicologie. Cette maîtrise était la réponse à un défi que lui avait lancé feu le Professeur Georges Niangoranh Bouah.  Au lieu de lui répondre, elle a gardé le silence pour finalement lui présenter une bien meilleurs réponse : ces travaux de recherche sur le Gbofé d’Afounkaha en 2000. En 2001 après la proclamation du Gbofé d’Afounkaha par l’Unesco comme chefs-d’oeuvre de l’humanité à la suite de ses travaux de recherches sur ladite forme d’expression, ses travaux ont été appréciés du Professeur Niangoranh Bouah au point qu’il lui a conseillé d’aller poursuivre sa formation en Europe à l’issue de sa soutenance de maîtrise sous sa présidence. A son conseil, s’est joint les recommandations de l’Unesco auprès de l’Etat Ivoirien,  afin qu’Angeline suive une spécialisation en ethnomusicologie. Par une circonstance d’heureux hasard, Angeline qui s’était rendue en France pour participer au festival francophone de limoges avec le groupe musical dans lequel elle chantait et jouait : ARC MUSICAL (Atelier de recherches et  de créations musicales),  fait la rencontre d’un éminent chercheur : Hugo Zemp grâce son ancien professeur d’arc musical : M. Adepo YAPO.  La rencontre faite, ce grand professeur, à l’époque Expert auprès de l’Unesco, lui propose lors d’un dîner officiel, de la prendre sous sa direction en ethnomusicologie à Nanterre Paris 10.  Angeline accepte et Hugo Zemp, Directeur de recherche au CNRS et professeur  d’ethnomusicologie à l’Université de Paris Ouest la défense l’encadre une fois en France, grâce à la bourse que lui octroie la présidence de l’Etat ivoirien, honorant ainsi ces engagements vis à vis de l’Unesco. C’est ainsi qu’elle est venue en France, a été encadrée par les meilleurs ethnomusicologues en France : Hugo Zemp, Lortat Jacob, Mickael Houseman à qui ce sont joints Rokus de Groote et Van Der Mer de Hollande. La boucle fut royalement bouclée par l’éminent professeur en ethnomusicologie, François Picard, à Paris Sorbonne. Une fois la thèse achevée, elle est retournée en Côte d’Ivoire, puis est revenue en France avec son doctorat en musique et musicologie, spécialité ethnomusicologie. Ce diplôme l’a confirmé dans le métier de chercheure en ethnomusicologie, en plus des conférences qu’elle a données dans plusieurs pays  d’Europe et d’Amérique.  Par ailleurs, elle a donné des cours d’ethnomusicologie en Europe, notamment en Belgique puis en France. Ces enseignements de l’Ethnomusicologie fait à Bruxelles de 2008 à 2010 où elle fut responsable pédagogique et conférencière à la coopération technique Belge, lui ont inculqué le leader chef. En 2016, elle a été invitée comme professeur d’Ethnomusicologie au CNSMDP (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) les 29/11  et 06/12/16.

  • Enseignante en éducation musicale

En 1997, après un CAPES en éducation musicale préparé à l’ENS (Ecole Normale Supérieure) d’Abidjan, elle est allée en stage au lycée Mamie Faitai  Bingerville, lycée d’excellence. A l’issue du stage, en 1998, elle a été retenue dans ce prestigieux lycée où  elle a enseigné jusqu’en 2002, suscitant chez ces élèves l’amour du chant choral, des chants traditionnels ivoiriens et occidentaux, la pratique des instruments ivoiriens, la pratique du solfège et l’apprentissage de l’histoire de la musique occidentale… Elle était très appréciée de ces élèves, de ces collègues, et de ces responsables hiérarchiques.

Pendant ses années d’études en France, elle a donné plusieurs conférences et animé des ateliers pédagogiques dans divers pays d’Europe, notamment en France, à la cité de la musique de 2003 à 2007, devant un public de tout âge et de toute condition sociale. Elle était très appréciée du public. Pendant ces études qui ce sont soldées par un Doctorat en ethnomusicologie, elle a enseigné dans des collèges rattachés aux académies de Versailles puis celle de Créteil comme professeur  certifiée d’éducation musicale de second degré de 2013 à 2015.

  • Ecrivain

Ces qualités d’écrivain ce sont révélées au grand public et aux chercheurs dans son premier ouvrage scientifique sur le Gbofé  d’Afounkaha, intitulé  » Le Gbofé d’Afounkaha, une forme d’expression musicale de Côte d’Ivoire » publié par les Editions l’Harmattan en 2013 à Paris. http://upload.harmattan.fr/dlebookext.asp?jeton=v1M0U1o2t4F8u2a6u3Y8v6D5B1M0j2c6z8e89782336301037.

Ont précédé à cet ouvrage, des articles dont celui sur « la technique de jeu de l’arc musical » publié en 2008 dans les Cahiers de musiques traditionnelles, Vol.21 « performance(s), p 205-223. http://ethnomusicologie.revues.org/1283, avec la collaboration de Laurent Aubert à Genève SUISSE; en 2011 « Une étude ethnomusicologique et acoustique des arcs à résonateur buccal d’Afrique noire » http://openarchive.icomos.org/175/1/78-LQ4w-292.pdf avec la collaboration de M. Charles Besnainou, Michèle Castellengo (première acousticienne de France) et la publication en ligne de cet article par l’Icomos,  et en 2013 un article dans une revue de débat  Compte rendu des journées « oralités et musées » (Trélazé, du 21 au 23 mars 2013), Trad Magazine, N°150 juillet-aout 2013, France.

  • Conceptrice, réalisatrice et gestionnaire de projets socio-culturels

Ces compétences en conception, réalisation et gestion de projets socio-culturels ce sont révélées en 2000 – 2001 lorsqu’elle a dû rédiger le projet et le plan décennal de sauvegarde du Gbofé d’Afounkaha  et des musiques de trompes de Côte d’Ivoire, qu’elle a ensuite soumis à l’Unesco en guise de candidature ivoirienne au concours « Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » qu’organisait ledit organisme. Son projet et son plan décennal sur le Gbofé a, en 2001, apporté une distinction internationale à la Côte d’Ivoire : celle de voir le Gbofé d’Afounkaha proclamé « chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ». Le dossier de candidature comportait un rapport final (rapport scientifique), un film, des extraits audio, un rapport d’activité et un bilan financier. Tous ces documents ont été rédigés et réalisés par elle et son équipe. Tous ceci a développé en elle des compétences telles que la rédaction d’un document scientifique, la réalisation de films, la gestion, la direction d’une équipe, la capacité à faire des enregistrements sur terrain, la comptabilité et la transparence dans le  compte rendu des dépenses effectuées avec les fonds qui lui avaient été remis, la perspicacité, l’endurance, le goût du travail bien fait et bien rendu…

Cette compétence de conceptrice, réalisatrice et gestionnaire de projet socio-culturels, s’est affinée à Paris dans son côtoiement avec la section du patrimoine immatériel à l’UNESCO Paris où, de 2002 à 2005, où elle a travaillé de façon bénévole à l’évolution du Projet Gbofé.

Actuellement (janvier 2017), elle s’attelle à la rédaction du projet sur « le Festival des Gbofé et des musiques de trompes de Côte d’Ivoire dénommé Festi-GBOFE » dans le but de réaliser ce festival cette année si le budget est accordé à l’ ASMT-CI (Association pour la Sauvegarde des Musiques de Trompes traversières de Côte d’Ivoire) dont  elle est  la Fondatrice et Présidente. Etant donné que ce projet comporte  plusieurs volets : recensement des musiques de trompes dans le centre nord de la Côte d’Ivoire (dans les régions du Hambol, du Gbèkè et du Béré), stockage et analyse des données, réalisation du festival proprement dit, pose de la première pierre du  futur musée des GBOFE, et post production) elle pourra exercer ces compétences dans le domaine de la recherche puis conforter d’avantage ces compétences en rédaction, réalisation et gestion d’un Festival. Signalons qu’elle a acquis ces aptitudes à rédiger, budgétiser et réaliser un événement lors de sa formation à l’Ecole du Show business avec ses formateurs canadiens en 1998, session d’Abidjan.

  • Auteur, compositeur, interprète

Ces qualités d’interprète ont été éprouvées, puis reconnues par les membres du jury international du concours Diapason, (concours de pratiques musicales occidentales) de 1996 à 1998, où elle interprétait des œuvres  classiques dans la catégorie : chant lyrique soprano et mezzo soprano.

Quant à ces qualités d’auteur, compositeur, d’interprète, arrangeur(e), elles ont été reconnues par sa participation à plusieurs festivals internationaux, par la SACEM, par le BURIDA, par sa participation à plusieurs émissions radio à RFI en France, puis à Radio Côte d’Ivoire où elle a joué ces compositions musicales à l’arc musical et autres instruments. Ces qualités d’auteur, compositeur, ont été  également reconnues par le Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles (PSIC) financé à l’époque par la représentation de l’UNION EUROPEENNE en Côte d’Ivoire, sous la direction de Madame Gabrielle Von Browoski dans le projet  « Espoir de la musique ivoirienne ».

Sa pratique de l’arc musical lui a été enseignée par les professeurs Zadi Zaourou et Adepo Yapo. Après la soutenance de sa thèse sur le sujet, elle est entrée dans la famille des Maitres de l’arc musical.

Quant au Gbofé (entité musicale), elle l’a appris auprès des détenteurs de savoir d’Afounkaha et N’dana : les Yoor fèhèlè  (les danseurs),  les Kièlè (les chanteuses), les gbofé hienlin (les joueurs de trompes traversières gbofé) et les ping hienlin (les joueurs de tambours dans le Gbofé).

  • Technicienne de scène

Le métier de technicienne de scène, elle l’a pratiqué pendant quelques années après sa formation en production d’événements culturels et aux métiers du show business à l’Ecole du Show business (Institut Canadienne) session d’Abidjan dirigé par des formateurs canadiens, en l’occurrence Jacques Tessier, Martin Bundock, Stephane Moise, sous la responsabilité de Tidiane Konaté en 1998. Cette formation fut financée par le Québec à hauteur de 70 %, le Ministère de la Culture et le FDFP (Fonds de Développement et de Formations Professionnelles). Le CCF (centre culturel français) a abrité les cours.  Son premier poste comme technicienne de scène fut la régie plateau au Palais de la Culture de 1999 à 2001. Elle a reçu dans les loges et conduit sur les plateaux des salles du palais de la culture, les artistes Meiway, Aicha Koné, Oumou Sangaré…

IV/ Les projets d’Angeline Yégnan

Spécialiste du patrimoine  culturel immatériel grâce à ses travaux sur  le Gbofé d’Afounkaha, musique de trompes traversières de Côte d’Ivoire inscrit sur la liste représentative du Patrimoine Culturel Immatériel à l’UNESCO Paris, son doctorat en ethnomusicologie lui a permit d’acquérir plus de connaissances en musique, musicologie, ethnologie,  acoustique, anthropologie, muséologie et ethnomusicologie… Partant, Angeline Yégnan envisage étudier d’autres éléments du patrimoine culturel immatériel avec une équipe de chercheurs, d’experts et de talents  nationaux et internationaux qui voudront bien la rejoindre dans les associations ASMT-CI à Abidjan et ARC ESPOIR en îles de France.

V / Les objectifs que visent ces projets

-Aider à la découverte de l’autre, au respect et à l’amour pour l’autre en le découvrant à travers son identité culturelle, ces us et coutumes, ces traditions, sa civilisation, véhiculée par les formes d’expressions culturelles pratiquées par lui. Participer donc à la PAIX et la cohésion sociale dans le monde,  au développement d’une Education et d’une Recherche Scientifique plus adaptée aux besoins des sociétés actuelles…

-Promouvoir, vulgariser, pérenniser, sauvegarder les arts et cultures du monde des cinq continents avec une équipe de chercheurs, d’experts et de  talents à ARC ESPOIR.

-Aider et accompagner de façon pratique, concrète, technique et scientifique les individus, les structures non gouvernementales et gouvernementales dans l’élaboration et le montage  des composantes d’un dossier de candidature à soumettre à l’Unesco en vu de faire proclamer une forme d’expression culturelle, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Permettre ainsi aux populations de vivre de leur savoir faire et les chercheurs, experts, et personnes douées, de vivre de leurs compétences mises au service des communautés détentrices de savoirs par le biais des personnes les représentants auprès d’organismes nationaux et internationaux.

VI / Ces besoins

Pour traiter tous ces projets ci-dessus cités, elle aimerait être rejoins dans l’exécution de ces derniers par des chercheurs, experts et talents de la France, puis à long terme ceux, des quatre coins du monde s’intéressant  aux arts et culture du monde, en l’occurrence le patrimoine culturel immatériel : musique, danse, théâtre, arts plastiques, spectacles vivants, us, coutume, traditions, techniques ancestrales, techniques créatrices …. Elle souhaite que ces futurs adhérents, collègues et collaborateurs  aient le désir de mettre au service des associations dont elle est la fondatrice et présidente, ARC ESPOIR et ASMT-CI, leurs talents, leurs compétences afin qu’ils puissent en vivre autant que les communautés détentrices de savoirs.

Elle souhaite être rejoins par des mécènes, des organismes nationaux et internationaux qui voudront bien financer ces projets en vu d’atteindre des résultats que nous escomptons tous : la Paix, l’éducation, une recherche scientifique adaptée aux besoins actuelles des sociétés, une meilleure redistribution des richesses du sommet vers le bas et inversement, un respect réciproque entre les confessions religieuses, donc une meilleure connaissance de l’autre, une gestion nouvelle des facteurs qui pourraient freiner l’immigration…

VII / Ces aspirations

Elle souhaite,  en œuvrant à la valorisation du patrimoine  culturel immatériel, associer à ces projets, ces collègues, ces collaborateurs, les gouvernements, les structures gouvernementales ou non ainsi que les organismes nationaux ou internationaux qui s’intéressent aux sujets qu’elle développe.

Rassurez-vous, tous ces projets ne lui semblent pas lourds ou peser sur ses frêles épaules car, travailler dans ce domaine lui permet  dit t’elle « d’exprimer, de partager ma passion, donc de m’amuser en travaillant, de vivre de mes compétences et permettre  aux autres (communautés détentrices de savoir et collègues chercheurs, experts, personnes talentueuses et douées…) de vivre de leurs compétences et savoir-faire ! … ».

VIII / Associations et sociétés savantes auxquelles le Dr. Angeline Yégnan est affiliée

2017 : Membre de l’ACEF (Association Canadienne d’Ethnologie et de Folklore)

2015  à nos jour : Membre de la FITF (Fédération Internationale des Trompes Françaises)

2011 à nos jours : Membre de l’institut de recherche en musicologie de Paris Sorbonne. IReMus.

2006 à nos jours : membre de la SFE (Société Française d’Ethnomusicologie), url : http://www.ethnomusicologie.fr/

2006 à nos jours: Membre de l’ICTM (Conseil International des Musiques Traditionnelles), url : http://www.ictmusic.org/

2004 à nos jours : Membre de la Société des Africanistes (France) url : www.africanistes.org/